Le pape François n'est plus... Le souverain pontife est mort ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans, des suites de complications respiratoires survenues en février. Le Saint-Siège entre désormais dans une période de vacance, régie par un protocole strict. Dans les quinze à vingt jours suivant le décès, les cardinaux électeurs se réunissent à huis clos, dans la chapelle Sixtine, pour élire son successeur.
À peine le pape est-il mort que plusieurs figures sont déjà évoquées dans les milieux religieux comme « papabili », ces cardinaux jugés aptes à occuper le trône de Saint-Pierre. Qui sont-ils ? En voici la liste !
Âgé de 70 ans, l’actuel secrétaire d’État du Vatican est présenté comme l’un des favoris. Diplomate expérimenté, il connaît les rouages de la Curie romaine. Ce cardinal italien est considéré comme un homme de compromis, apprécié pour sa discrétion. Certains estiment néanmoins qu’il incarne une ligne trop institutionnelle, éloignée des aspirations de renouveau. Il lui est aussi reproché de « trop s’effacer derrière le souverain pontife ».
Pro-préfet pour l’Évangélisation, le cardinal philippin âgé de 67 ans est souvent cité pour son lien idéologique avec François. Décrit comme un homme chaleureux et engagé, il est actif sur les questions sociales et environnementales. Cependant, sa distance des cercles décisionnels de Rome pourrait jouer en sa défaveur. Il a été surnommé un temps « le petit François asiatique », bien qu’il soit « sans expérience directe du gouvernement romain ».
Le cardinal français, archevêque de Marseille, a été créé cardinal en 2022. Âgé de 66 ans, il est considéré comme une figure de dialogue, notamment sur les questions migratoires et interreligieuses. Théologien, linguiste, il est vu comme une personnalité progressiste. Il incarne un « catholicisme d’accueil, enraciné dans la Méditerranée » et pourrait apparaître comme une option crédible, même si la France pèse rarement dans les choix du conclave.
Proche de la communauté de Sant’Egidio et président des évêques italiens, Matteo Zuppi, 69 ans, représente un profil humaniste. Il a œuvré dans plusieurs missions de médiation. Il plaît aux courants réformateurs tout en rassurant les modérés. Certains observateurs évoquent une continuité avec François, dans une forme de pastorale active tournée vers les périphéries.
Patriarche latin de Jérusalem, le cardinal italien de 59 ans est mentionné comme une voix pastorale liée aux réalités géopolitiques du Proche-Orient. Connaisseur des chrétiens d’Orient, il est respecté mais n’a pas encore consolidé un réseau solide à Rome. Il est toutefois cité de plus en plus fréquemment « dans les discussions romaines ».
Primat de Hongrie, le cardinal Erdő (72 ans) est un intellectuel discret et conservateur. Attaché à la tradition, il pourrait porter une ligne doctrinale plus réservée sur les réformes internes. Son âge et sa position prudente en font une hypothèse de consensus, mais peu enthousiasmante.
Âgé de 57 ans, l’archevêque de Brasília représente l’une des options les plus jeunes. Cardinal depuis 2022, il est apprécié pour sa proximité avec les fidèles et son ancrage dans les réalités latino-américaines. Toutefois, sa jeunesse pourrait freiner son élection, même si le conclave réserve parfois des surprises.
Né en 1945 en Guinée, cette figure de l’aile traditionaliste est le premier cardinal de son pays et fut, à 34 ans, le plus jeune évêque du monde. Ancien président du Conseil pontifical Cor Unum, il s’est illustré dans de nombreuses missions humanitaires, notamment auprès des réfugiés et des populations en détresse. Figure reconnue pour son courage et sa fermeté doctrinale, il incarne une ligne conservatrice au sein de l’Église. Son engagement social, son parcours international et sa stature morale font de lui un papabile, bien que sa rigueur idéologique puisse constituer un frein auprès des cardinaux les plus réformistes.
Le conclave s’ouvrira dans les prochains jours, dans une atmosphère marquée par de fortes attentes spirituelles et politiques. L’Église est confrontée à une question stratégique : maintenir l’élan du pape François ou privilégier un retour à un ordre plus traditionnel. La chapelle Sixtine s’apprête à faire entendre sa voix. Le monde attendra, une fois encore, la fumée blanche.
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