Parc Dragon Ball en France : quelles attractions et quelle ouverture ?

Par My de Sortiraparis · Mis à jour le 4 septembre 2026 à 9h32
Le futur parc Dragon Ball en France, annoncé près de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), pose déjà deux questions : quelles attractions, et pour quand l'ouverture ? En s'appuyant sur le parc saoudien de Qiddiya, on devine ce qui pourrait s'installer aux portes de Paris, un projet encore suspendu à l'obtention des droits.

Le projet a franchi une étape le 24 août 2026, avec un protocole d'accord entre la France et l'Arabie saoudite prévoyant trois parcs à thème près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, à l'horizon 2032, sur l'ancien site de Mirapolis à Courdimanche. Le premier serait dédié à l'univers des mangas, avec Dragon Ball en figure centrale, les deux autres gardant leur thème secret.

Un point reste toutefois à sécuriser. Toei Animation, qui détient une partie des droits de la franchise, a indiqué fin août 2026 n'avoir accordé aucune licence pour ce projet et ne pas en avoir connaissance. L'usage de l'univers Dragon Ball demeure donc conditionné à l'accord des ayants droit japonais. Tout ce qui suit relève, à ce stade, de l'hypothèse.

Derrière ce chantier hors normes se trouve Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui construit déjà, près de Riyad, le seul parc Dragon Ball au monde. C'est en observant ce modèle que l'on peut deviner ce qui pourrait, un jour, prendre place en Île-de-France. Rien n'est confirmé côté attractions, mais les intentions saoudiennes donnent déjà de sérieuses pistes.

Le choix du territoire n'a rien d'anodin : la France est le premier marché du manga hors du Japon, et Dragon Ball y figure parmi les licences les plus vendues. De quoi imaginer un parc pensé pour les amateurs de pop culture japonaise, à quelques stations de RER de Paris.

Un Shenron géant pourrait-il dominer le parc francilien ?

En Arabie saoudite, la pièce maîtresse est une statue du dragon Shenron de 70 mètres de haut, qui abrite des montagnes russes dans sa structure. Un tel emblème pourrait inspirer la version française, même si le parc de France est présenté comme plus modeste que son grand frère saoudien.

À noter que les images de ce Shenron géant, largement reprises depuis l'annonce, concernent bien le parc de Qiddiya et non un futur site francilien, qui ne dispose d'aucun visuel officiel à ce jour.

Kame House, Capsule Corp : quels lieux cultes pourrait-on visiter ?

Le parc de Qiddiya recrée sept zones inspirées des sept boules de cristal, avec des décors emblématiques comme la Kame House, la Capsule Corporation ou encore la planète de Beerus. Si le futur parc du Val-d'Oise reprend cette logique, les fans pourraient déambuler entre ces lieux mythiques et suivre le parcours de Goku, des débuts de la saga jusqu'à Dragon Ball Super.

Combien d'attractions le parc pourrait-il proposer ?

Le modèle saoudien annonce plus de 30 attractions, dont cinq manèges présentés comme des premières mondiales, ainsi que des hôtels et des restaurants thématisés. La déclinaison de France serait de taille plus réduite, mais l'ambition reste immense : Emmanuel Macron parle d'un projet jamais vu depuis Disneyland Paris, tandis que Valérie Pécresse évoque une opération de l'ampleur de Disney.

Le détail des manèges reste secret, mais la logique du parc (sept zones et un Shenron abritant des montagnes russes) laisse deviner quelques directions probables. On imagine volontiers un parcours interactif Kamehameha, où chaque visiteur chargerait sa propre onde d'énergie à bord d'un train de tir, un format déjà éprouvé dans les grands parcs. La célèbre Capsule Corp se prêterait bien à une tour de chute thématisée autour des inventions du docteur Brief, pour le grand frisson vertical de la journée.

Autre piste cohérente avec l'univers de la saga : une quête des sept boules de cristal, jeu de piste grandeur nature reliant les différentes zones, dans l'esprit du radar du dragon. De quoi faire circuler les fans d'un décor à l'autre, entre la Kame House et la planète de Beerus. Rien de tout cela n'est confirmé, d'autant que la licence reste à obtenir, mais ces formats collent aux standards actuels des parcs et à ce que Qiddiya a déjà esquissé.

Parc Dragon Ball en France : pour quand l'ouverture ?

Il faudra s'armer de patience. Selon les premières informations, l'ouverture d'un premier parc serait visée à l'horizon 2032, les deux autres suivant ensuite sans calendrier précis. Interrogé sur franceinfo, un spécialiste des parcs rappelle qu'un chantier de cette ampleur demande cinq à six ans, ce qui situerait plutôt l'ouverture autour de 2030-2031. Pour mémoire, six ans s'étaient écoulés entre l'accord signé pour Euro Disney (1987) et son ouverture (1992).

Un parc Dragon Ball sans l'accord de Toei Animation ?

Reste la question qui pourrait tout conditionner : celle des droits. Dans un communiqué publié fin août 2026, Toei Animation, qui détient une partie des droits de la franchise, a affirmé n'avoir accordé aucune licence pour ce projet et ne pas en avoir connaissance. Le studio a également rappelé que les visuels de parc Dragon Ball diffusés dans la presse renvoyaient au site de Qiddiya, en Arabie saoudite, et non à un futur parc en France.

Ce démenti ne signe pas la fin du projet francilien, mais il en déplace le centre de gravité. Sans l'aval des ayants droit japonais, ni le nom, ni les personnages, ni l'univers de la saga ne peuvent être exploités. Des négociations restent possibles, et le complexe de loisirs annoncé dans le Val-d'Oise demeure sur les rails. Reste à savoir si ce sera bien un parc Dragon Ball qui verra le jour aux portes de Paris, ou un parc à thème encore à définir.

Rappelons-le, ce qui a été signé fin août 2026 est un protocole d'accord, pas un permis de construire, et pas encore un contrat de licence. La localisation exacte des trois parcs, l'identité des deux autres univers, le détail des manèges et l'accord des ayants droit sur Dragon Ball restent à préciser, tout comme la desserte du site, à une trentaine de kilomètres de Paris. En attendant d'en savoir plus, on peut consulter le projet dans notre article dédié à la confirmation des trois parcs, ou découvrir à quoi ressemble le parc Dragon Ball de Qiddiya en Arabie saoudite.

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